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Champion de France 18 ans, dès son arrivée au club…

19 Oct
 
Interview N°131 : David BECHKOURA
(coach 18ans Nat. PSG) 
 
 
 

FICHE D’IDENTITE =
 
né le 20/12/70 à Elbeuf (76)
 
A joué à :
 
Pont-de-l’Arche (77-84)
Val-de-Reuil (84-86)
A.L.M. Evreux (86-87)
Rouen (87-89)
Val-de-Reuil (89-91)
Evreux A.C. (91-93)
Versailles (93-95)
Paçy-sur-Eure (95-00)
Rouen (07/00 à 11/00)
Dieppe (11/00 à 06/02)
Paçy-sur-Eure (02-03)
 
A entraîné à :
 
Petit-Couronne (03-05)
PSG (18 ans Nat.-depuis 07/05)
 
Palmarès avec le PSG :
 
– Champion de France 18 ans (2006)
 

"Je suis fait pour ce métier !"

1/ Quel regard portes-tu sur ton avant-PSG ?

Tout a véritablement débuté lorsque j’ai intégré le sport-études à Bernay (27). Je l’ai fréquenté deux ans (4ème et 3ème). Ensuite j’ai pris la direction de Rouen. A cette époque-là, le club jouait en 2ème division Nationale, l’entraîneur était Arnaud Dos Santos. J’ai intégré le CFA sous la direction de Daniel Zorzetto. Puis lors de l’année du Bac (G2-Comptabilité-gestion), j’ai joué au Val-de-Reuil en DH.

J’ai ensuite fait le choix d’aller à la Fac, en sciences économiques, pendant une année, mais ce ne fut pas ce que j’espéré..J’ai donc pris la direction de Paris, pour passer le concours d’entrée en Staps. J’ai obtenu mon DUG à Paris, puis ma Licence à Rouen. Parallèlement, j’ai passé mes diplômes d’éducateur.

J’entraîne depuis l’âge de 18 ans. J’ai oeuvré auprès des débutants, poussins, benjamins, mais aussi minimes, cadets, juniors…J’ai fait toutes les catégories ! J’ai même été responsable de l’école de football de Paçy-sur-Eure en même temps que joueur de l’équipe première…J’y ai même coaché les 18 ans. En deux saisons, nous sommes montés de PH à 18 ans Nationaux ! Nous avions même atteint un 1/16ème de finale de la Coupe de Gambardella.

Ce ne fut pas toujours facile, mais cela reste une bonne expérience. Depuis cette aventure, je n’ai plus entraîné en-dessous de la catégorie 18 ans. Même lors de mon passage à Dieppe, j’y ai encadré les les 18 ans, où nous avons remporté la Coupe de Normandie. On termine également 2ème de DH.

A Petit-Couronne, j’étais responsable technique du club, et nous avons terminé 9ème et 5ème en DH avec l’équipe première.

Pour ce qui est du joueur, le plus haut niveau auquel j’ai joué est National avec Paçy-sur-Eure. Comme beaucoup de jeunes, j’ai espéré devenir pro. J’ai toujours eu cette volonté, cette compétitivité en moi, pour atteindre un bon niveau. Il m’a sûrement manqué certains aspects à certains moments pour franchir le cap. Avec du recul, peut-être étais-je trop réservé à 16-17-18 ans pour faire la différence…Pour réussir dans ce milieu, il faut avoir un mental à toutes épreuves, être dur…

2/ Quel type de joueur étais-tu ?

J’ai commencé défenseur, à droite, dans l’axe puis à gauche…En National, j’ai joué milieu excentré gauche. C’est d’ailleurs à ce poste où j’ai pris le plus de plaisir. N’étant pas assez adroit devant le but, je me suis toujours considéré comme un passeur. Marquer n’était pas ma mission, d’ailleurs Olivier Hameau qui a enfilé les buts à Paçy-sur-Eure a reconnu par la suite que sans bons passeurs, il n’en n’aurait pas mis autant…

Par contre, il m’est arrivé de marquer des buts décisifs, comme celui que j’ai inscrit contre Fécamp en 1/64ème de Finale de la Coupe de France. On l’emporte 1-0, avec le droit de recevoir Montpellier qui évoluait en Ligue 1 pour les 1/32ème de finale ! Nous n’étions qu’une CFA 2 et nous avions toutefois réussi à remplir Diochon le stade de Rouen…

3/ Transition toute faîte, quels sont tes meilleurs souvenirs en tant que joueur ?

La montée en CFA avec Versailles, l’épopée avec Paçy-sur-Eure lors de laquelle nous sommes montés de CFA2 à National en 5 ans…Mais aussi nos parcours en Coupe de France, avec ce match à Rouen contre Montpellier mais aussi ce 1/32ème de finale contre Metz disputé au Havre…Louis Saha y jouait encore d’ailleurs. Il était juste dommage pour nos supporters de s’être exilés en dehors de nos bases..

4/ Quel était ton joueur préféré ?

Chris Waddle ! Ses dribbles, ses feintes de corps, l’équipe dans laquelle y jouait, avec Francescoli, Pelé, bref le temps des créateurs ! J’adorais son style, d’autre part il jouait à un poste qui ressemblait au mien…

5/ Comment en es-tu arrivé à passer de joueur à entraîneur ?

J’ai toujours été attiré par le milieu du sport. Sachant que je ne sortirais pas pro, je souhaité rester dans le sport. C’est le domaine dans lequel je pensais pouvoir m’exprimer le mieux. Il s’agissait donc d’une suite logique. J’ai commencé avec des débutants et j’ai sû évoluer par la suite…Il m’a fallu m’adapter à chaque niveau, ressentir les différences…Et ça a bien marché avec les 18 ans, mais aussi avec les Séniors…D’ailleurs, lorsque j’ai pris en main l’équipe de Petit-Couronne, ils venaient de monter…J’ai sû entretenir une certaine dynamique, et lors de mon départ, j’ai senti une certaine nostalgie chez les gens du club. Cet instant m’a réellement confirmé que j’étais fait pour ce métier.

Lors de ma formation d’éducateur, j’ai obtenu mon BEES 1er degré lorsque j’étais joueur en National à Paçy-sur-Eure. J’ai obtenu la note 12 tout de suite qui me permettait de prétendre au DEF…J’ai obtenu mon DEF spécifique lorsque j’étais à Dieppe. J’ai eu 14 en pédagogie, pour une moyenne de 13…Ce qui m’a ouvert les portes du Formateur. Sachant qu’il fallait avoir au moins 12 précédemment, j’étais donc très satisfait, j’ai alors tenté ma chance…Mais le Certificat de Formateur fut réformé…Malgré cela, ma candidature fut retenue, et j’ai eu un entretien. Il y avait deux questions à tirer au sort, et il m’a fallu débattrce à un jury. J’ai passé cette épreuve avec succès, j’ai donc intégré la formation à Clairefontaine. Nous étions environ 25 stagiaires. J’étais le seul du monde amateur. Ca m’a dailleurs fait un peu drôle ! Je me suis dit que si j’étais là, c’est que j’avais autant de chance que les utres d’y arriver, mais qu’il me faudrait sûrement bosser un peu plus…La plupart était des redoublants. J’ai eu l’agréable surprise d’être retenu parmi les 11 lauréats. Nous étions 5 à l’avoir du premier coup, dont Frédéric Hantz…

6/ Comment a démarré ton aventure avec le PSG ?

En fait, j’ai surtout eu la chance de croiser Laurent Fournier. Il fut entraîneur de l’équipe première à Paçy-sur-Eure, lors de ma dernière saison au club. J’ai donc appris à le connaître, sans forcément avoir plus d’affinités que cela…

Puis un jour, un lundi soir, 20h, j’ai reçu un appel de Laurent. Il s’était rappelé que j’avais passé des diplômes, et m’a dit lors de cette conversation qu’Alain Roche allait m’appeler. Appel confirmé, j’avais d’autres contacts à cette époque, mais que le PSG m’appelle m’a rendu très content ! J’ai donc eu un entretien d’embauche avec Jean-Michel Moutier, comme n’importe quel autre entretien d’embauche…J’étais encore en poste en tant que directeur adjoint au service des sports de la Mairie de Petit-Couronne…Mais quand le PSG te contacte, tu es forcément à l’écoute. C’était un honneur qu’un des plus grands clubs français me contacte. Mais je me suis toujours demandé pourquoi moi ? Il m’est arrivé de repenser aux moments passés avec Laurent Fournier, de nos discussions…C’est quelqu’un d’intègre, mais pourquoi moi plus qu’un autre…

7/ Une saison à la tête des 18 ans, et d’entrée Champion de France !!! Quelle furent les paramètres, les clés de la réussite ?

Je suis arrivé au PSG en même temps que Bertrand Reuzeau et Vincent Guérin qu’il ne faut surtout pas oublier…Ca a bien marché entre nous dès le début. Nous avons bien observé pendant plusieurs semaines la CFA. Puis les 18 ans sont arrivés par la suite. J’ai eu quelques échos sur chacun d’entre-eux. Nous avons réalisé une bonne préparation d’avant-saison et de bons matches amicaux, puis le traditionnel tournoi de Carisport. Est arrivé le championnat, nous avons gagné 3-1 à Caen pour la 1ère journée…Sachant que Caen a toujours eu une belle "école" de football, c’était très satisfaisant. Puis vînt une seconde victoire, puis une troisième, et je crois que nous sommes restés invaincus une vingtaine de matches si ma mémoire est bonne…Bref, il fallait à tout prix entretenir la victoire chaque semaine qui passait…Tout en découvrant et en apprenant à connaître les joueurs au fur et à mesure.

Je ne veux pas parler de "génération" puisque je n’ai jamais eu la même équipe ! Il m’a fallu souvent remotiver les joueurs qui descendaient d’au-dessus afin de les sensibiliser autour d’un projet. Jusqu’au match à Lens, où nous l’emportons à 3 journées de la fin du championnat et qui nous offre le titre de Champion de France 18 ans ! Dans notre groupe, Rennes et Lens avaient réalisé un parcours de champions, mais nous, nous avons encore fait mieux ! Ce fut une année exceptionnelle !

Je tiens d’ailleurs à remercier tous les joueurs, car ils ont tous beaucoup de qualités. Même ceux qui n’ont pas forcément signé pros. Ils ont également contribué à a conquête de l’édifice ; je pense à des joueurs comme Julien Harrouard, Christopher Oualembo, Alban Catrin, Idriss Ouamara…Eux aussi ont oeuvré pour cette 1ère place.

Mais il faut dire que je possédais une base extraordinaire : Mvoto, Ngoyi, Sankharé, Boli et Ngog. Aujourd’hui, on va dire que c’était normal, mais avant ? Il ne faut pas oublier tout leur cursus pour arriver à leur niveau d’aujourd’hui. Ils ont tous sû être réguliers dans leurs performances individuelles et surtout collectives.

8/ Quels sont les moments forts que tu retiendras le plus de cet exploit ?

Le fait d’avoir sû tenir la cadence avec une telle régularité pour enchaîner les victoires…Maintenir la motivation fut le plus difficile, car il ne fallait pas laisser entrevoir le moindre soupçon de lassitude, surtout qu’il ne s’agissait pas de machines…

Le fait qu’ils adhèrent au projet, qu’ils avaient compris qu’ils pouvaient aller au bout, fut une réussite.

Je retiendrais également, notre célébration du titre avec le public du Parc des Princes lors de l’avant-match de PSG-Lorient…Offrir la Coupe au public du Parc, cela ne peut pas s’oublier ! Nous avons marquer les esprits, et encore plus l’histoire du club ! C’est plus ce titre que l’on retiendra "qu’une" génération bien spécifique…J’ai utilisé des joueurs nés de 1987 à 1990, comme Sakho ou bien Makonda pour les plus jeunes…

L’intensité de la finale fut difficile à vivre..On a tellement souffert les 20 premières minutes ! Mais nous avons tué le match en deux minutes…Il n’y a que le sport, pour passer de l’inquiétude, à l’excitation, puis à l’exultation…

9/ Quels sont les avantages et les inconvénients sur le fait d’appartenir au PSG ?

Je ne vois pas d’inconvénients bien au contraire ! C’est un club prestigieux, qui est jeune, né en 70 comme moi ! (rires) Il ne faut surtout pas l’oublier…C’est le club de la Capitale, où l’on peut travailler correctement, tout au moins pour ce qui est de la Formation. Chez les Pros, je ne peux pas juger. Ici, on fait notre travail, on essaye d’amener les joueurs au plus haut niveau. Les jeunes ont tout à gagner ici !

10/ Pourquoi les jeunes actuels percent-ils plus qu’auparavant ?

Je ne sais pas…Est-ce dû à l’aspect financier en haut ? Sortiraient-ils avec les équipes de 93, 94 et 95 ? Le PSG, de ces époques, était le Lyon d’aujourd’hui. Mais bon, si l’arrêt Bosman aurait été mis en place quelques années avant, des joueurs comme Raï auraient-ils joué en France ? Bref, il faut de la qualité quand même ! Il faut souvent des mauvais résultats au-dessus pour faire confiance aux jeunes…Ca me rappelle le FC Nantes lorsque ce club était proche du dépôt de bilan au début des années 90…Ils ont sû faire confiance à des jeunes comme Pédros, Ouédec, Karembeu et à l’arrivée ils furent Champion de France en 1995 !

Pour résumé, tout dépend d’en haut, c’est valable pour tous les clubs…Il faut savoir leur donner l’opportunité, lors d’une situation bien définie…Mais bon quand on prend l’OL, ils ont quand même sû intégrer des joueurs comme Ben Arfa ou Benzema, alors que tout va bien !

Il est important de faire sentir aux jeunes qu’il y a des possibilités d’ouverture, il faut leur donner de l’intérêt…Tout a réellement commencé avec l’arrivée de Laurent Fournier à la tête de l’équipe pro du PSG. Comme il était passé par la Formation du club, il fut un bon relais entre les deux sections. Guy Lacombe, entraîneur-formateur, a continué ce projet et la même encore plus intensifié…Paul Le Guen est resté aussi vers ça…

11/ Quelle méthodologie d’entraînements utilise le staff du CFA ?

Le Directeur du CFA définit la politique technique. Il réalise la programmation par cycles. Ensuite, les entraîneurs créent les séances d’entraînements, tout en essayant d’être au plus proche de ce qu’on nous demande. En tout cas, je n’ai jamais composé des entraînements vis-à-vis d’un adversaire…Je ne prends d’ailleurs jamais de renseignement sur nos adversaires…Je travaille pour l’individu et le collectif. On snentraîne par rapport à un système de jeu, par rapport à des principes offensifs et défensifs. Nous prolongeons le travail technique effectué au centre de pré-formation. Nous travaillons également athlétiquement afin d’amener les joueurs au plus haut…

12/ Quel est le profil-type du bon joueur recherché en 18 ans Nationaux du PSG selon ton avis ?

Il doit être capable de se prendre en charge. Souvent les garçons arrivent avec une certaine immaturité. Nous devons donc effectués un gros travail pyschologique puir qu’ils puissent avoir cette autonomie de travail. Ils sont encore trop souvent axés sur le plaisir de jouer pour jouer. Ils doivent savoir s’adapter plus vite, que nous n’ayons pas à leur répéter les consignes 36 fois…Ils doivent avoir une intelligence footballistique, apprendre vite !

Mais bien souvent pour réussir au plus haut-niveau, il faut avoir une qualité forte en plus du talent…Un truc pas forcément perceptible, ça peut-être dans la sobriété, le sens de l’anticipation…Souvent les jeunes pensent que les gestes techniques sont ce qu’il y a de plus flamboyants…Hors pour moi, ce n’est pas ça ! C’est un plus, mais ce n’est pas l’essentiel…Ils doivent être avant-tout efficaces offensivement et défensivement.

13/ Quel type d’entraîneur es-tu ?

Exigeant ! J’adore mon métier, je ne peux donc être sans leur apporter quelque chose…Je me dois de donner le maximum de chances aux joueurs, pour cela ils se doivent être bien "armés" pour le futur. Il n’y a pas de temps à perdre, il faut gommer le hasard ! Ils ne doivent manquer de rien, voilà pourquoi je sis perfectionniste…Peut-être des fois un peu trop, mais jugeons-moi sur mes compétences et non sur mon image…

14/ Que représente le football à tes yeux ?

Il fait partie intégrante de ma vie ! Lors de mon arrivée en DH, j’ai compris que si on ne trahissait pas le football, il nous le rendrait un jour…J’ai été exigeant avec moi-même, j’ai bossé dur, j’avais envie de progresser, même en vieillissant…Le foot, c’est toute ma vie, c’est véritablement une chose importante !

15/ Que détestes-tu le plus dans le football ?

Je n’ai pas encore rencontré de choses très difficiles à ce jour…Certes, le milieu n’est pas facile, le plus difficile est peut-être de durer…Mais je souhaite que cela soit mes compétences qui me fassent durer et non de l’amitié par exemple…Je veux être jugé par rapport à mon travail…Après, cela reste le milieu du travail comme un autre, avec ses bons et ses mauvais côtés !

16/ Quels peuvent être les dangers éventuels pour un jeune du CFA du PSG ?

Moi j’ai fréquenté un CFA, alors qu’eux, il s’agit d’un CFA Omnisports…On parle souvent de sacrifices, mais il s’agit de faire de sa passion, son travail…Peut-on réellement parler de sacrifices ? C’est un moindre sacrifice quand même…Par contre, ils se doivent de bien travailler à l’école, car tous n’y arriveront pas…

Ils sont dans de bonnes conditions, les lieux sont beaux, propres, adaptés…Les jeunes trouveront toujours des choses à redire, mais le plus important et qu’ils savent pourquoi ils sont là. Ils ont fait ce choix d’être là !

Des dangers, je n’n vois aucun ! Que cela soit à Paris ou ailleurs…Nous les coachs sommes garants de leur évolution. Au-delà des joueurs, nous devons en sortir des hommes ! Avec le recul, je m’aperçois qu’on se doit de bien les préparer à la vie active. C’est ça le plus important. C’est peut-être mon expérience qui me fait dire ça…Il faut travailler pour s’épanouir et réussir…

Contrairement à mon époque où il fallait jouer 20 matches pour signer pro, aujourd’hui sans avoir fait la moindre minute, on signe immédiatement ! Il faut donc savoir s’adapter à l’évolution du football…Il est même peut-être plus "facile" de signer pro actuellement…Par contre, les joueurs sont devenus des consommateurs. Il faut retrouver des valeurs ! Par forcément liées directement au terrain mais plutôt à l’homme…Dire bonjour, être bien habillé…C’est ça la vie !

Nous sommes également le relais des parents, car les jeunes sont plus souvent avec nous qu’avec leurs proches…Nous gérons cette transition entre l’adolescent et l’homme, pour cela nous essayons de les mettre sur la bonne voie…

17/ Petite récréation ; si tu devais aller sur une île déserte et y emmener trois choses, quelles seraient-elles ?

Mon fils de 5 ans, un ballon c’est obligé, et puis ma famille…

18/ Quels sont tes loisirs ?

Le foot m’occupe toutes mes journées ! Et quand je ne suis pas sur les terrains, je fais un suivi, je prépare, j’ai du travail administratif…Rien n’est fait au hasard ! Nous avons des réunions…Il faut toujours être en éveil, écouter, apprendre, c’est un métier qui bouge ! On se doit de toujours avoir un train d’avance…

Mais, ce qui ne m’empêche pas d’aimer le cinéma, de jouer au tennis, ou bien de suivre le rugby ces temps-ci….J’aime un peu tous les sports. Lors de ma formation STAPS, j’ai même touché à la boxe ! Je suis aussi quelqu’un de casanier, j’aime être avec ma famille.

19/ Quel est ton rêve suprême ?

Je n’ai pas de rêve particulier. Je ne fais pas dans l’utopie, je suis cartaysien ! J’avance par objectifs…

20/ Juste avant de se quitter, peux-tu nous faire un premier bilan (Malaisie, Carisport, Chpt…) sur ce début de saison ?

Nous avons continué notre préparation athlétique lors du tournoi en Malaisie. Nous y avons énormément travaillé. D’ailleurs, les Italiens et les Espagnols disaient que nous étions des fous ! Nous avons mis des choses en place dans le but de travailler pour les semaines à venir…Je savais d’avance que les joueurs seraient fatigués…Mais toutefois, j’ai été satisfait de leurs prestations surtout que nous y sommes allés avec nos "89" et avec des plus jeunes…Les joueurs n’étaient pas trop contents car ils n’aiment pas perdre ! Mais la charge de travail infligée avec un climat délicat a forcément laissé des traces…Leur investissement m’a en tout cas satisfait.

Ensuite nous avons participé au  tournoi Carisport. J’ai emmené une partie de l’effectif qui n’avait pas été en Malaisie, car je voulais faire une revue d’effectif. On s’est fait éliminer en encaissant qu’un seul but…On a fait beaucoup de matchs nuls, ce ne fut pas facile…

Puis, nous avons joué notre 1er match de championnat au Mans. On progresse, ça va venir ! Il y a moins de maturité que dans les précédents groupes, mais ils sont jeunes, il y a de l’insouciance…On se doit de devenir de vrais compétiteurs, pour cela on doit travailler sur la concentration. Il faut du temps pour que cela se fasse. Mais la compétition n’attends pas…

21/ Mais n’est-ce pas trop frustrant d’avoir à reconstruire chaque année ? Et comment peut-on juger de ton efficacité puisque les groupes changent sans cesse ?

C’est le rôle d’un formateur, ce n’est pas comme un entraîneur…Il faut savoir reconstruire, s’adapter, offrir unbon apprentissage, pour faire progresser l’individu. Nous ne parlons jamais en début de saison en terme d’objectif…On veut faire progresser les joueurs pour qu’ils intègrent la CFA et qu’ensuite ils signent pros. Il n’y a jamais de contrainte de résultats au départ, sans les occulter non plus…On forme, les résultats sont secondaires…Si il y a les deux tant mieux ! On accorde aussi de l’importance aux autres groupes, il n’y a pas que nous…

22/ Que penses-tu des "Titis du PSG" ?

C’est très bien, c’est ue bonne chose ! Attention toutefois de ne pas franchir les lignes…Il y a un gros travail d’archives, de plus ce site est pro-parisien, il défend très bien les jeunes du club, tout comme il relate très bien leur quotidien.

23/ Je te laisse le mot de la fin…

J’espère que le PSG va se reconstruire en utilisant le plus grand nombre possible de joueurs issus du CFA. J’espère que nos jeunes joueront en L1 le plus longtemps possible chez nous ! Pour cela, ils se doivent tous de continuer à bien travailler, et qui dit travail, dit réussite…Ma plus belle des récompenses seraient de tous les voir s’épanouir à un bon niveau…Et bonne continuation aux Titis du PSG !

 

Son "11-type" de tous les temps =

1-Bats

2-Oddo  4-Nesta  5-Beckenbauer  3-Maldini

10-Waddle  6-Pirlo  8-Iniesta  7-Zidane

9-Messi  11- Van Basten

 

Propos recueillis par Nyto.

 

 

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2 Commentaires

Publié par le 19 octobre 2007 dans INTERVIEWS

 

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