RSS

Revue de Presse…

01 Mar
 
Chantôme : « Je ne suis pas là simplement pour dépanner »
 
 

Régulièrement utilisé la saison dernière dans des conditions délicates, Clément Chantôme ne fait plus partie du onze type aligné par Paul Le Guen. A 21 ans, le milieu de terrain parisien, qui devrait être titulaire ce soir, revient sur cette mauvaise passe et sur son avenir en pointillé.

Face à Wolfsburg au match aller (2-0), avez-vous le sentiment d’avoir livré votre meilleure prestation de la saison ? 

Clément Chantôme. On va dire que oui.

C’est un des premiers matchs où j’ai joué quatre-vingt-dix minutes et j’ai évolué en tant que milieu défensif axial, le poste auquel je suis habitué. Enfin mes pépins physiques du début de saison sont oubliés et j’ai pu m’exprimer complètement.

Cette saison, vous avez évolué à quasiment tous les postes du milieu de terrain. Cette polyvalence ne vous dessert-elle pas ? 

Quand il manque quelqu’un, on peut dépanner (sourire)… Après, je ne suis pas dans la tête du coach mais peut-être ne sait-il pas trop où me positionner.

On imagine que cela ne peut pas vous convenir…

C’est une évidence. Je ne suis pas là simplement pour dépanner. C’est la raison pour laquelle je ne me sentais pas très bien. Je suis un compétiteur et se retrouver sur le banc, c’est assez frustrant. Quand j’étais malade (NDLR : il a attrapé un virus qui l’a éloigné des terrains en début de saison), j’ai dû retourner en CFA et voir les gars partir en mise au vert, ce n’est pas facile. J’ai essayé de parler et, après une petite explication, tout est reparti.

L’altercation avec Yves Colleu, l’adjoint de Le Guen, était donc salutaire ? 

Ce n’était pas une altercation. J’ai juste dit ce que je ressentais et, dans n’importe quel métier, il faut savoir dire les choses. Aujourd’hui, tout va bien entre nous. Il fallait que ça sorte.

Comment a réagi le staff ?

Je n’ai pas eu un discours insultant. J’ai juste dit ce que je sentais. Ils ont vu que j’avais simplement envie de jouer. D’ailleurs aujourd’hui, je commence à retrouver des sensations.

Néanmoins, cette saison ne marque-t-elle pas un coup d’arrêt dans votre progression linéaire ? 

C’est sûr. D’où ma déception. Mais il faut savoir faire la part des choses. Je m’y attache en ce moment afin de me concentrer sur l’essentiel : gagner ma place.

Le fait de ne pas être titulaire à part entière peut-il aussi vous inciter à quitter le club cet été ? 

Oui. Si je ne joue pas jusqu’à la fin de saison, je serai amené à faire un choix de carrière. Reste à savoir lequel ? Je serais certainement un peu déçu de partir, mais, quand tu es professionnel, s’entraîner toute la semaine et ne pas jouer le week-end, ça n’a aucun intérêt.

 

 
Makonda mérite d’être revu
 

Tripy Makonda joue au football mais il ne parle pas. La dernière trouvaille du PSG, titularisé pour la première fois de la saison face à Wolfsburg mercredi dernier, est inaccessible aux médias. En accord avec le staff, la direction de la communication du club a décidé de refuser toutes les demandes d’interview afin de « protéger » son joueur de 19 ans.

Dommage, car Tripy aurait pu évoquer avec un peu de recul sa « première » au Parc des Princes. Un stade dont il apercevait les formes généreuses depuis l’appartement de la porte de Saint-Cloud où il a passé son enfance. « Il attendait ce moment avec impatience et après la rencontre il était super content. En plus, son père et ses deux petits frères (NDLR : footballeurs à l’ACBB où Tripy a été repéré) étaient dans les travées du Parc », témoigne pour lui Maxime Partouche, son ami depuis sept ans au centre de préformation puis de formation du PSG. La prestation de Makonda semble avoir convaincu Paul Le Guen qui pourrait derechef lui faire confiance ce soir pour le retour face à Wolfsburg.
« Il a fait un bon match en Gambardella le week-end dernier (victoire 3-0 du PSG face à Lens.) Il était au-dessus des autres. Psychologiquement, il a été capable d’enchaîner quelque chose de bien. C’est un élément favorable, a commenté hier l’entraîneur parisien. Et puis ça lui ferait du bien car, pour sa première au Parc, il était un peu stressé. » Makonda occuperait donc le couloir gauche, comme à l’aller, même si ce stagiaire pro joue régulièrement arrière gauche. « Depuis deux ans, on l’a replacé à ce poste après une discussion avec le staff de l’équipe professionnelle, raconte Bertrand Reuzeau, l’entraîneur de la réserve parisienne. Après une journée de réflexion, il a donné son accord. »

Le bac à passer

Un choix judicieux qui lui a permis depuis d’intégrer la sélection nationale (moins de 18 ans et moins de 19 ans) et le groupe pro du PSG. Mais, contrairement à Partouche ou à Sakho (deux autres éléments de la génération 1990), Makonda n’avait jamais joué avec l’équipe fanion jusqu’à la semaine dernière. Ses 64 premières minutes ne devraient pas être les dernières car le natif d’Ivry entend s’inscrire dans la durée avec Paris. « Il y a deux ans, on s’est dit que notre premier contrat professionnel sera pour le PSG », explique Maxime Partouche qui parle d’un ami « déconneur » et qui « ne se prend pas la tête ». « On s’est aussi promis d’avoir le bac STG, poursuit le jeune attaquant parisien. Même si je dois avouer que Tripy n’est pas un féru des cours. » Quand un « chambreur » s’en prend à un « déconneur »…

Publicités
 
 

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

 
%d blogueurs aiment cette page :