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Des News de…Selim BENACHOUR

13 Avr
 
Selim BENACHOUR : « J’ai gagné ma place à Malaga »
 
 

Selim Benachour, vous avez quitté le PSG il y a cinq ans et depuis, on parle beaucoup moins de vous. Peut-on revenir sur ce départ forcé à l’été 2005…
A Paris, ça s’est mal passé car je n’ai pas eu de chance. C’était l’époque où il y avait de grosses stars au PSG et quand tu étais jeune, c’était très difficile pour jouer par rapport à maintenant. Aujourd’hui, je vois beaucoup de jeunes qui sortent du centre de formation : c’est beaucoup plus facile pour eux. Financièrement, le club n’a plus les reins solides comme avant donc ils font plus confiance aux jeunes. Moi, je suis tombé dans la mauvaise période. Malgré ça, j’ai quand même joué un peu. Et alors que j’étais un enfant du club, que Paris était ma ville et le PSG mon club de cœur, les dirigeants ne m’ont pas gardé. Guimaraes m’a alors appelé pour un challenge d’un an et on connaît la suite.

Avez-vous eu du mal à vous remettre de ce départ forcé ?
Oui, c’est clair car j’étais bien au PSG mais je ne jouais pas non plus beaucoup. Ce n’est pas grave, je suis parti au Portugal où ma carrière aurait pu se relancer puisque beaucoup de clubs se sont bousculés pour moi après ma saison à Guimaraes. Mais au lieu d’avancer avec le Sporting, ma carrière a empiré et empiré encore avant d’arriver en Espagne. Et aujourd’hui, après avoir appris comment ça fonctionnait en Espagne et avoir ingurgité le jeu espagnol, je peux espérer refaire une bonne saison l’année prochaine pour pourquoi pas partir dans un meilleur club espagnol. J’ai toujours cru en moi. Les gens à Paris disaient que j’étais trop frêle et que je n’étais pas un monstre de guerre physiquement. Mais dans le football de nos jours, les petits réussissent aussi. Il n’y a pas besoin d’être grand et costaud pour réussir. Il n’y a qu’à prendre l’exemple de Barcelone où il n’y a que des petits comme Xavi, Iniesta et Messi qui réussissent. Beaucoup de joueurs du championnat espagnol sont comme ça : petits et vifs et ça ne les empêche pas de réussir. En Espagne, les gens n’ont pas la même philosophie qu’en France. Ils sont plus axés sur le jeu et la technique et c’est ce qui me plaît.

Avez-vous connu de vrais moments difficiles ?
Des moments où les gens m’appelaient moins… Mais c’est la vie du football. Quand vous jouez au PSG et que vous êtes connu, les gens sont autour de vous, ils vous appellent. Ce n’est pas que pour moi, c’est pour tout le monde pareil. En revanche, quand ça va un peu moins bien, vous n’avez plus de nouvelles de personne. Il ne faut en vouloir à personne. Le plus important est d’être fort dans sa tête. Ma femme m’a toujours soutenu et ma famille aussi. Résultat, je suis toujours là, j’ai confiance en moi et je sais que je réussirai. Je suis encore jeune, j’atteins l’âge mur, l’âge auquel on joue le mieux : j’espère pouvoir encore jouer de longues années en Espagne.

Vous évoquiez Guimaraes et une bonne saison là-bas. Pourquoi n’aviez-vous pas signé dans un gros club portugais à cette époque ?
Parce qu’il y a eu des complications. Pourtant, j’avais fait une superbe saison à Guimaraes. C’était même la meilleure saison de toute ma carrière. C’est pour ça que beaucoup de clubs se sont manifestés, notamment le Sporting. Mais ça ne s’est pas fait à cause de beaucoup de problèmes. Des problèmes d’agent, des problèmes de club, c’est la vie… Le destin a décidé que j’aille ailleurs et c’est comme ça que je suis passé par la Russie, le Koweït et maintenant l’Espagne. Je ne me prends pas la tête, j’essaie d’oublier ça et de travailler. Mais c’est clair que le Sporting aurait été un beau challenge. J’étais jeune encore, je sortais d’une belle saison, je connaissais le championnat portugais et le Sporting allait faire la Ligue des Champions. Mais comme ça, c’est de l’histoire ancienne.

Votre passage en Russie a été bref au Rubin Kazan. Pourquoi ?
La vie était vraiment difficile pour ma femme comme pour moi. Il faisait froid, les gens étaient froids aussi, et c’était pareil pour le football. C’était engagé, physique, ça balançait beaucoup… Que ce soit dans la vie ou le football, je ne me plaisais pas en Russie. J’ai quand même passé un an et demi là-bas mais j’étais content de partir.

« Au Koweït, j’avais un peu grossi »

Pourquoi avoir pris alors la direction du Koweït ?
Franchement, je me suis bien plu au Koweït au niveau de la vie. Mais sur le plan du football, c’était vraiment difficile car il n’y avait pas de rythme. J’étais encore jeune donc je me suis dit qu’il fallait vraiment que je revienne en Europe pour retrouver mon niveau ainsi que des matchs et des entraînements durs. Concernant mon départ au Koweït, j’étais en Russie où je ne m’étais pas bien adapté. Quand le Koweït m’a appelé, il me restait encore un an et demi de contrat et ce qu’ils m’ont proposé financièrement était vraiment très intéressant. J’ai accepté en sachant que j’étais encore jeune. Mais après un an et demi au Koweït, je sentais que je régressais, que j’avais un peu grossi et que mon football partait. Je n’étais vraiment pas bien dans ma peau. Au niveau de la vie, ça m’a vraiment plu et j’ai pris beaucoup de plaisir avec ma famille mais au niveau du foot, c’était très dur. C’est pour ça que j’ai opté pour un retour en Europe. J’ai eu la chance de faire un essai à Malaga, qui cherchait un numéro dix, et comme cet essai de deux semaines s’est super bien passé, ils m’ont fait signer deux ans.

C’était presque inespéré ?
C’est clair. J’ai eu vraiment beaucoup de chance de revenir en Europe et en plus dans le meilleur championnat du monde. Maintenant, ce n’est pas une fin en soi et c’est à moi de montrer aux gens qui se sont trompés sur mon compte en France que j’ai du talent. Aujourd’hui, ils peuvent voir que j’ai gagné ma place à Malaga car cela n’a pas été facile. J’ai commencé remplaçant et j’en suis à peu près à 1 400 minutes de jeu aujourd’hui. Après être passé un an et demi par le Koweït, je trouve que c’est vraiment pas mal.

Cette saison à Malaga est donc satisfaisante…
Ça fait trois-quatre mois que je joue tout le temps titulaire. Je suis content et j’espère que ça va continuer comme ça. J’espère que nous allons continuer à bien jouer et que nous allons nous maintenir. Là, nous sommes six points devant le premier relégable donc ça fait quand même une avance. Il reste neuf matchs et j’espère que nous allons nous maintenir.

Pensez-vous toujours à la sélection tunisienne ?
C’est dur car ça fait un an et demi que je ne suis pas retourné en sélection. Depuis que je suis parti au Koweït, on ne m’a plus appelé et c’est tout à fait normal car j’étais dans un championnat vraiment faible. Mais là, je joue, je me suis imposé ici en Espagne, donc j’espère que je vais être rappelé. Le problème, c’est que nous n’avons plus rien à jouer aujourd’hui, pas de Coupe du Monde. Nous avons juste en perspective les éliminatoires pour la CAN 2012 donc j’espère être appelé pour ces matchs. Si je continue à jouer à Malaga, il n’y a pas de raison que je retourne en sélection.

Roger Lemerre ne vous a pas rendu service…
C’est vrai que j’ai eu un conflit avec Roger mais il n’y a pas eu que moi. Il y a eu beaucoup de problèmes. Et aujourd’hui, il y a de nouveaux joueurs, une nouvelle sélection, avec beaucoup plus de jeunes. Ça serait bien de remettre la Tunisie en marche, comme en 2004.

(source : Foot365)

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Publié par le 13 avril 2010 dans ANCIENS

 

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