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CDF…Des News de…Sébastien Vaugeois et Fodié Traoré…

14 Avr
 

Paris, Quevilly et moi, Sébastien Vaugeois

Mercredi en demi-finale de la Coupe de France, l’ailier de Quevilly Sébastien Vaugeois va recevoir "avec bonheur" le Paris SG, son club formateur, et Antoine Kombouaré, un entraîneur avec qui il a dessiné un étonnant chassé-croisé au gré de leurs carrières respectives.

Entre football professionnel et football amateur, la frontière est parfois ténue et le parcours de Sébastien Vaugeois en est un exemple. Vaugeois aurait aimé passer pro avec le PSG. Mais à 28 ans, et après une carrière construite en National, l’ailier gauche ne nourrit aucune amertume. "Je n’ai aucun sentiment de revanche. J’aborde ce match avec en tête le bonheur de jouer contre l’équipe professionnelle du Paris SG. On peut dire que le PSG, c’est le club de mon coeur", confie-t-il.

Vaugeois, natif de Saint-Germain-en-Laye, a passé dix ans au PSG, de 11 à 21 ans. C’est là qu’il va côtoyer Antoine Kombouaré, lors de ses trois dernières années de formation. "C’est marrant de le retrouver mercredi, car je l’ai vu débuter sa carrière". Mais après cinq ans en loisirs et cinq ans au centre de formation, aucun contrat pro ne lui est proposé. "J’ai sans doute manqué de sérieux, je ne méritais pas forcément de passer pro", reconnaît-il.

Vaugeois doit donc quitter le PSG. Et fait malgré tout le choix de vivre du football: "je me suis dit que je devais passer par un autre chemin pour atteindre mes objectifs."

Contrats fédéraux

L’autre chemin, c’est le football amateur et ses contrats fédéraux, qui permettent aux joueurs de devenir salariés de leurs clubs et de vivre de leur passion. Vaugeois va prouver sa valeur en disputant plus de 150 matches de National au sein de nombreuses équipes (Romorantin, Louhans-Cuiseaux, Valenciennes, Angers, Martigues et le Paris FC).

"A l’arrivée j’ai quand même connu des petites choses sympas. Deux montées en Ligue 2 avec Valenciennes et Angers… Et aujourd’hui je vis cette belle aventure avec Quevilly", se réjouit-il. C’est à Valenciennes, en 2004-2005, qu’il réalise sans doute sa meilleure saison. Titulaire à 32 reprises, il est l’un des meilleurs passeurs de l’équipe.

Il espère alors intégrer le monde pro en même temps que VA. Mais l’intersaison ne lui sera pas favorable, l’entraîneur Daniel Leclercq étant remplacé par… Antoine Kombouaré. "Antoine Kombouaré a fait le choix de ne pas me conserver à Valenciennes pour la Ligue 2", explique Vaugeois.

"La veille de la reprise, il m’a convoqué, il m’a expliqué les raisons. Il m’a dit que j’allais quand même me préparer avec eux, que j’allais faire le stage afin de me mettre dans de bonnes conditions pour retrouver un challenge intéressant où on voudrait de moi".

Le plus pro des clubs amateurs

Vaugeois reconnaît avoir eu du mal à voir la porte du professionnalisme se fermer pour la 2e fois. "Mais voilà, Kombouaré a fait les choses bien: il ne m’a pas viré, il ne m’a juste pas conservé. Je n’ai aucune raison de lui en vouloir si ce n’est que j’aurais bien aimé qu’il m’apprécie en tant que joueur de foot", confie Vaugeois.

La pilule sera encore plus dure à avaler deux ans plus tard, lorsqu’il devra quitter Angers après avoir de nouveau contribué à la montée en L2 et signé son premier et unique contrat pro lors de la première année… Depuis, Vaugeois privilégie "les projets des clubs". C’est pour cela qu’il avait rejoint Quevilly en juillet dernier, "pour viser la montée en National".

Quevilly, de toute façon, c’est "le plus pro des clubs amateurs. Avec cinq à six entraînements par semaine et une préparation des matches très réfléchie, le fonctionnement est similaire à un club de National". En juillet, Vaugeois sera libre de s’engager où il veut. Mais en attendant, c’est le match de mercredi, "devant sa famille et ses amis", et la fin de saison avec Quevilly qui occupera toute ses pensées. Vaugeois a appris à maîtriser ses rêves.

Fodié Traoré : "La plus belle des récompenses "

 

Comme Sébastien Vaugeois, Fodié Traoré retrouvera son club formateur, le PSG, ce mercredi, en demi-finale de la Coupe de France.
 

Il est prêt à défier son club de coeur, celui qui l’a formé mais qu’il supporte également en Ligue 1. Avec Quevilly, Fodié Traoré affrontera, ce mercredi, le PSG en demi-finale de la Coupe de France. A une petite marche d’une finale au Stade de France, le natif de Bondy, interrogé par Football.fr, ne lâchera rien, comme tous ses coéquipiers. Conscient que sa chance d’atteindre la finale de la doyenne des compétitions françaises ne passera peut-être qu’une seule fois, le joueur veut d’abord profiter à plein de cette nouvelle rencontre.

Fodié, vous avez déjà éliminé deux clubs de Ligue 1 (Rennes et Boulogne, ndlr) avant d’accueillir, ce mercredi, le PSG en demi-finale de la Coupe de France, réalisez-vous déjà l’exploit de votre parcours?
Oui, on réalise déjà. Mais si je fais une "fixette" sur toutes les équipes de Ligue 1 qu’on a dû battre pour arriver en demi-finales, je pense que ça pourrait ne pas être bénéfique pour nous et l’équipe avant d’affronter le PSG. Aujourd’hui, on essaie de vivre au jour le jour, c’est-dire de prendre les équipes qui arrivent une par une. On a eu la chance d’arriver jusqu’en demi-finale de la Coupe de France et de rencontrer le PSG. Donc, pour l’instant, je ne pense qu’au PSG. J’évite de me refaire les films des rencontres précédentes.

Sentez-vous un engouement particulier autour de vous et de l’équipe de Quevilly?

Oui, bien sûr. Il y a du monde aux entraînements. Il y en avait pour le dernier que l’on a fait à Quevilly. C’est rare et cela nous fait plaisir de découvrir des choses comme ça. On en profite.

Vous êtes Parisien de naissance et formé au PSG, cela doit être particulier de retrouver votre club formateur en demi-finale de la compétition?
Pour moi, ça reste toujours une rencontre un peu particulière, mais sans plus. C’est ce que je dis à chaque fois. J’ai eu la chance… (Il se reprend) … enfin pas la chance, mais j’ai été formé au PSG et puis il s’est passé ce qu’il s’est passé. J’ai eu deux ans de formation. Je n’ai pas été conservé ensuite. Des choix d’entraîneurs ont été faits. Par rapport à moi, c’est le football. Je ne suis pas revanchard par rapport à ce club. J’essaie de prendre le positif dans tout ce qui m’arrive. Aujourd’hui, je suis fier de moi, même si ça n’a pas marché avec le PSG. Je n’ai jamais lâché, j’ai toujours cru en moi. C’est la plus belle des récompenses de jouer une demi-finale de Coupe de France contre mon ancien club. C’est parfait!

"Le PSG: une formation avec de grands joueurs"

Que pensez-vous de votre adversaire pour cette demi-finale?
Ça va être hyper difficile, c’est sûr. Avec les joueurs qu’ils ont… Autour de nous, on entend toujours que le PSG n’est pas bien, qu’il n’a plus que ça à jouer. Ce ne sont que des "on dit". Le PSG est l’équipe que je supporte et c’est une formation avec de grands joueurs. Sessegnon, Makelele, Giuly, Hoarau sont des joueurs qui, aujourd’hui, sont au-dessus de la moyenne des joueurs de Ligue 1. C’est une équipe à ne surtout pas prendre par rapport à son classement en Ligue 1, surtout pas!

Avez-vous suivi la victoire du PSG contre Bordeaux (3-1), samedi dernier, lors de la 32e journée de Ligue 1?
Oui, j’ai suivi le match. Même s’ils sont irréguliers, ils ont prouvé qu’ils pouvaient réaliser des exploits. Ils peuvent battre n’importe qui mais l’inverse est également vrai. Ils ont en tout cas un potentiel pour battre n’importe quelle équipe du haut de tableau du championnat.

Est-ce le meilleur moment pour affronter le club de la capitale?

On a quand même joué Rennes qui venait de sortir un gros match contre Bordeaux en championnat (4-2 le 6 février dernier, ndlr) et on les a éliminés en huitièmes de finale. Ça sera peut-être la même chose avec le PSG (rire). Pour l’histoire, ça serait bien de repartir avec la victoire.

"Le Stade de France, on y pense"

Claude Makelele occupe au PSG le poste que vous occupez sur le terrain avec Quevilly. Était-ce une référence pour vous?
Oui, c’est un joueur que j’admire pour son parcours, pour les clubs qu’il a pu faire, pour l’engagement qu’il met dans tous ses matches. A l’époque, je n’évoluais pas au même poste que lui mais je m’en rends compte aujourd’hui. Tous les efforts qu’il fait pendant 90 minutes sont intenses. Des efforts qu’il a su faire pendant X années tout en restant toujours au top.

Quelle sera, selon vous, la clé du match? Votre enthousiasme?

Non, je ne pense pas. De la première à la 90e ou 120e minute, il faudra être attentif à 100% et ne pas avoir de moments de déconcentration, même une minute.

Vous allez jouer cette rencontre à Caen alors que vous avez disputé tous vos précédents matches à Rouen, est-ce problématique?

Problématique, non. Du moment qu’on a un terrain pour jouer… Maintenant, le contexte sera différent. A Rouen, c’était un terrain que l’on connaissait bien, près de notre ville et c’était magnifique. Il faudra faire en sorte de mettre tout cela de côté pour nous concentrer sur notre match. La vérité sera celle du terrain.

Vous êtes à une marche du Stade de France, pensez-vous déjà à une possible finale?
On y pense. On est seulement à 90 minutes du Stade de France. Ça nous donne une motivation supplémentaire si on met tout ce qu’il y a mettre dans le match. Après, pourquoi pas…

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