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Des News de…Laurent Mohellebi (Issy Ararat/CFA2)

03 Mai
 

Laurent Mohellebi, champion du monde oublié

 
 

«Les gens croient que j’ai la tête dans le sac. Mais si j’étais dans cet état d’esprit, j’aurais arrêté le foot depuis longtemps… » Milieu gauche de l’Ararat depuis février, Laurent Mohellebi (26 ans) porte un regard presque détaché sur son parcours tortueux. « J’assume mes mauvais choix, avoue-t-il. J’ai parfois été trop pressé, je ne suis pas tombé sur le bon agent quand j’avais 18 ans et j’ai fini par me brûler les ailes… »

Ce natif de Marseille, formé à Monaco, avait été sacré champion du monde des – 17 ans en 2001 aux côtés des Le Tallec, Sinama-Pongole ou Ben Saada.

« Il ne me reste plus grand-chose de ce titre, soupire-t-il. Ce sont davantage les gens qui m’en parlent. Je suis certes champion du monde, mais ce n’est pas ça qui m’a aidé à trouver des clubs plus facilement ces dernières années. »

Un an de chômage

Après deux saisons à Istres (6 matchs en L 1 et 19 en L 2 entre 2004 et 2006), Mohellebi a en effet connu les affres du chômage pendant un an puis l’anonymat de la réserve du PSG (CFA) même s’il a participé à un match de Coupe de la Ligue avec les pros. « Il a eu une saveur particulière car c’était face à Grenoble et cela m’a permis de prendre ma revanche vis-à-vis de Badzarevic, qui m’avait boycotté pendant six mois à Istres pour des raisons extra-sportives », estime-t-il.

S’il disputait encore, en juillet dernier, le 2e tour préliminaire de la Ligue des champions avec le KF Tirana (L 1 albanaise), où il avait débarqué en 2008, l’aventure s’est, elle, aussi mal terminée.

« J’avais encore deux ans de contrat avec Tirana mais je suis parti suite à des différends avec des joueurs, explique-t-il. Sur un plan familial, la vie n’était pas facile là-bas pour mes deux petits garçons. En rentrant en France, je pensais plus à chercher du travail qu’au foot. »

Décidé à trouver un emploi de… métreur, Mohellebi envoie alors des CV dans des entreprises de bâtiment de la région parisienne. L’un d’eux atterrit sur le bureau de Jean-Jacques Margossian. Egalement dirigeant de l’Ararat Issy, ce dernier le met donc en contact avec son club. « Si je suis là, c’est par le plus grand des hasards, reconnaît Mohellebi. Ce n’est pas facile, mais j’essaye de m’adapter au niveau. En pro, il y a davantage de solutions. Là, lorsqu’on balance, je ne sers pas à grand-chose… Mais j’espère qu’on se sauvera. Après, je ne me projette pas trop sur l’avenir. Je suis bien placé pour savoir que tout peut aller très vite… »

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Publié par le 3 mai 2010 dans ANCIENS

 

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